Bisso Na Bisso

Bisso Na Bisso – Entre nous, ça le fait !

Une après midi, en fouillant un peu dans ma playlist datant de mes vieilles années collèges, oui 19 ans c’est beaucoup d’abord: rhumatisme, problème auditif, de vue, enfin la totale, bref j’ai eu le plaisir de retrouver certains vieux albums qui dormaient dans un tiroir oublié, et je me suis empressé de réécouter avec beaucoup d’enthousiasme et de nostalgie un peu tout ça. Parmi tout ceci figurait mon tout premier album : Billy Crawford Trackin… bon c’était hyper « in » à cette époque, mais un album surtout s’est démarqué des autres:  Racines, des Bisso Na Bisso.

Bisso na Bisso

Si cela ne fait pas tilt dans votre esprit, ce n’est pas très grave et je dirais même qu’au vu de ce que propose habituellement Le Peuple du Rock, ça paraît presque évident (Note du Correcteur: On s’en fout ! balance ! On aime avant tout la musique…)

Avant d’entrer en détails sur cette perle musical, petit tour d’horizon:

Bisso Na Bisso, « Entre nous» en Lingala (langue parlée au Congo notamment),  est un collectif franco-africain qui rassemble au total près de 9 artistes, rappeurs français aux origines qui sentent le doux parfum de l’exotisme et de la chaleur de l’Afrique, de 3 groupes différents: Ärsenik, 2Bal Niggets et des Neg’Marrons avec Ben-J et Jacky Brown. Je tenais à vous parler tout particulièrement de cet album, leur premier, que je trouve juste superbe et qui mérite vraiment d’être écouté, à la différence de ce qu’ils ont produit par la suite qui n’a absolument rien à voir avec Racines.

Alors quand on l’écoute étant gosse, ce qui fut mon cas, on passe vraiment à côté de l’album. On a le plaisir d’écouter une très belle musique, intro, avec un mélange  piano/Afrique aux paroles sans aucun doute remplies de belles pensées africaines, ou pas… bonne entame pour ouvrir l’appétit des gens cherchant quelque chose d’aussi riche que cet album.

1999 - Racines, Sleeve et playlist

Riche c’est le mot. Tout ce qui fait un bon album de rap est contenu dans les 15 titres proposés. En fait, pour schématiser l’album, il y a deux grosses parties: un côté où on s’amuse bien, c’est l’Afrique, le soleil, la rigolade, la chaleur et la bonne humeur… bref « t’y es bien mon nami » (je plaisante bien sûr) et puis l’autre où l’on est bouleversé, touché, ému ou triste, déprimé, à se remettre en question quand on se plaint d’avoir un petit tracas quand d’autres vivent dans la misère, la vraie. Bon, sans faire de morale, l’écriture des paroles est impeccable, sans aller dans le commercial des « tubes » de l’été avec les « vas-y dance ma jolie !» ou les « houuuu il fait chaud !» et sans être non plus dénonciateur en accusant par pur plaisir ou jalousie tout le monde avec injures à la clé. Ici, on est juste face à des gens qui souffrent de leur passé difficile,  qu’ils souhaitent exprimer par le biais de la Musique. Chapeaux-bas les mecs.

By Marcus Bielak

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