The Vines

The Vines ou le retour du swell.

« Future Primitive », l’album tout juste sorti du groupe commence fort par un morceau dans la plus pure lignée de ce que The Vines sait faire et maîtrise : « Gimme Love » entraine vite et bien.

The Vines

Ce groupe d’origine australienne fondé en 94 explose réellement avec l’album « Highly Evolved » qui rafle d’ailleurs quelques récompenses et enthousiasme les critiques. Suivent ensuite des albums comme « Winning Days », « Vision Valley » et « Melodia » moins bien accueillis par la critique mais non moins accrocheurs (pour moi en tous cas).

Alors, après 4 albums studio, qu’en est-il de ce cinquième opus enregistré en 2010 mais qui ne sort qu’aujourd’hui pour des soucis de label ?

Il faut dire qu’en général j’écoute The Vines alors que je m’en vais surfer, mer ou bitume, peu importe leur musique m’emporte sur les vagues et je pense que cet album va beaucoup tourner cet été sur mon ipod, perché sur mon skate d’1m20 à 14 roues (oui ça s’appelle un flowboard et ça sert à faire du snowboard sur le bitume, quand y a pas de neige c’est plus pratique qu’avec un snow vous en conviendrez…). De plus j’aime la voix de Craig Nicholls, ce petit gars, éternel ado, plein de bizarreries (en grosse partie dues au fait qu’il soit atteint du Syndrome d’Asperger qui est un trouble du développement du spectre autistique).

« Leave me in the Dark », le second morceau de « Future Primitive » me fait un peu penser à leur single « The Winning Days», même style de mélodie sixties-seventies. S’enchaine tout de suite après une chanson plus rythmée qui reste facilement en tête, tellement que ce matin encore je traversais les passerelles aériennes à mon boulot en chantant le refrain à tue-tête pour le plus grand bonheur de mes chers collègues… Mais que voulez-vous ce n’est pas ma faute si nous avons un hall qui ressemble à un Zenith !

« A.S.4 », le 4ieme morceau de cet album est assez planant, j’aime beaucoup. The Vines alternent donc les tempos, et nous balancent ainsi un peu comme au gré des vagues, de gauche à droite (ou de droite à gauche pour les arabisants, je n’ai personnellement pas de préférences). Là aussi le « …in the automn shed… » du refrain reste et s’entête…

Si vous avez suivi ce que j’ai dit, vous savez donc maintenant qu’arrive un morceau plus pêchu, style assez proche d’un morceau punk des meilleures années. Ça ne reste pas mais ça bouge bien, batterie qui cogne, riffs énergiques, c’est fun mais rapide comme un orgasme fulgurant malheureusement.

Après cet aérial sur la crête d’un caniveau (oui je vous rappelle que là, je suis en skate et je descends ma rue pour aller vers la plage… bon ok au bout de ma rue y a la Poste and that’s all mais c’est mon article je dis ce que je veux !), on revient sur un morceau qui ressemble fort à ce qu’on aurait pu entendre dans les années 70 mais en plus court. En effet là où les groupes de rock des seventies faisaient souvent des morceaux de plus de 3 minutes, The Vines aime les trucs ne dépassant pas les 2 minutes 30, à part pour 4 chansons. 2.36 donc pour « Cry »…

Un peu court jeune homme !… enfin ce n’est pas la plus courte puisque « Gimme Love » qui débutait l’album fait 1 min 52…

« Future Primitive » et « Riverview Avenue » s’enchainent ensuite sans souci pour s’échouer sur un « Black Dragon » et son ride endiablé, là j’ai bien envie de faire une rampe sur le capot de la voiture de mon facteur mais je pense que ça ne lui plaira pas beaucoup, alors que j’étais parti pour lui faire un doigt, un brin rebelle, je me contente d’un signe de main et d’un chaleureux « Salut vous allez bien ? » avant de continuer ma descente. Là, la descente sera plus longue, 3 minutes 29 mais on a clairement envie de prolonger ou d’enclencher la fonction Repeat !

Rider le bitume en écoutant The Vines, ça le fait…

« All That You Do » ressemble au reflux des vagues le soir à marée descendante, calme, berçante même, limite à écouter en regardant le ciel s’étoiler, ou bien l’horizon lointain. A mon avis ces Aussies doivent composer et enregistrer leurs albums sur la plage, c’est pas possible autrement, remarque à Sydney c’est pas ça qui manque…

Vient enfin LE morceau le plus long de cet opus, 3 minutes 47 de ce qui se rapprocherait le plus d’une pure ambiance psychédélique rock’n rollesque mélangée à un essai Voltairien, en gros du n’importe quoi. Un morceau qui, à mon avis, peine à trouver sa place au sein de l’album Peut-être aurait-il été plus judicieux de le mettre en ghost song. J’aime bien, mais définitivement pas là où il est placé.

« Goodbye » arrive après, petite guitare sèche, voix doublée après une trentaine de seconde cette chanson me fait penser à ces chansons que j’aime écouter les Dimanches ensoleillés en me levant et en regardant par la fenêtre la belle lumière matinale.

Et alors là… la dernière song aurait dû se trouver à la place du 11ieme morceau… Je ne comprends pas. Ils ont dû s’emmêler les médiators. « Goodbye », la track 12 aurait été parfaite pour finir ce « Future Primitive », avec en ghost track « Outro », mais bon.

Même si leur choix ne me parait pas des plus judicieux, que The Vines s’est un peu éloigné de leurs premiers sentiers rock garage un peu wild et qu’enfin je les soupçonne d’avoir attrapé la flémingite (album très court), j’aime cet album. J’enclenche donc la fonction Repeat avec fermeté, j’ai pas encore descendu la rue de la boulangerie et cette seconde écoute m’offre l’occasion d’un dernier ride avant de rentrer becqueter !

By Greg Pinaud-Plazanet

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