interview

Entretien avec des vampires.

Vampire Weekend en live au Zenith de Paris

17 novembre 2010.  Jolie date pour une salle pleine, et un brouillard de gens heureux.

Tranquillement, on les laisse remplir les petites et les grandes salles de leur tournée. La veille, Bruxelles, le lendemain Berlin.

Mais le doute qu’ils n’y arrivent pas, s’installe quand même. Remplir le Zenith de Paris, les membres du groupe Vampire Weekend y sont arrivés. Modestement. Les quolibets n’ont qu’à bien se tenir, les poulains du futur, ce sont eux.

19 heures, et un accueil des plus chaleureux. Comme si on les sentait déjà, contents de  jouer à Paris.

Pour la première partie, une fille et un garçon, une basse et une guitare qui changeaient un peu trop à mon goût: Jenny And Johnny. Un peu trop naïfs, aussi, à mon goût. C’est peut-être l’air californien, qui me fait penser ça. Mais les batteurs étaient à l’honneur ce soir.

Un « last song », puis encore un…et l’équipe technique qui vient s’entêter pour les derniers réglages.

L’heure qu’il était? Non, oublié. Une nuit est passée, attendez. Oui, ça reste une soirée mémorable.

Des applaudissements. Des cris venant de beaucoup de pays différents. Beaucoup de jeunes étudiants, étrangers. Un pied, une tête, Ezra Koenig, roi de la soirée, avec son batteur Chris Tomson, rentrent en jeu. Ce soir, ce n’est pas une arène, mais un public français charmant, et des plus accueillants.

Des remerciements, (en français, s’il vous plait!), quelques petits accords. Et, le commencement d’un beau bal avec des vampires. Les lumières dansantes au rythme de la batterie, les changements d’octave de Ezra et ses amis. Un petit paradis ouvert à tous, durant deux heures. Deux heures de pur bonheur. Un vrai concert, dira-t-on, est déjà un bon public. Cette étape avait été franchie. Il ne manquait plus que l’ambiance simple, et modeste, que ces jeunes new yorkais allaient nous mettre, sans nous décrocher la lune. Pari tenu, pari réussi.

Entre des paroles franches, et françaises, de Ezra, des petits riffs connus de tous, des sifflements de gens heureux: LE RAPPEL. Un rappel qui méritait son temps. Son temps libre, et joyeux. On se retourne, et c’est une brume de gens, se levant sur un fond de fauteuils rouges, qui nous salue, et salue le génie de ce groupe.

C’est reparti pour une entrée sur scène sympathique, et les conseils de Mr. Koenig pour faire la gym en douceur.  Parlerait-il de pizza?! Une dernière fois, les bras tous levés pour chanter un petit air de nostalgie qui annonce déjà la fin du concert. Un tonnerre de rire, naïfs et éphèbes pour des enfants, sur scène, dans la salle, avec des âmes de génie. Etre contradictoire c’est bien.  Attendre le troisième album, et le concert qui viendra en cadeau pour les parisiens (annoncé par Ezra lui même), c’est mieux.

By Caroline

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