Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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 Et nous revoici déjà un lundi, fin juin. C’est fou comme le temps passe vite. Ce week-end, je ne l’ai d’ailleurs pas vu passé… Une faille spatio-temporelle surement… La seule chose dont je me souviens, grâce à un léger hématome sur la pommette gauche, c’est d’avoir fait une bise à un taureau samedi après midi… Entendons nous bien, n’ayant aucune attirance particulière pour la zoophilie, je vous parle ici d’un taureau mécanique. C’est fun mais ça peut faire un peu mal parfois. C’est tout une technique de rester sur ce truc qui bouge dans tous les sens, surtout lorsque passé la vitesse 3, le but ultime du gars derrière les manettes de contrôle est de te foutre en l’air, un peu comme un vrai taureau lors des rodéos donc. Il y a évidemment eu, fatalement, un moment où j’ai décollé vers l’avant du bazar et où j’ai été m’écraser le coin de la gueule sur le nez de la machine infernale en faisant un court vol plongeant entre ses deux cornes… une transformation que les fans de rugby auraient surement applaudie. Bref, du grand art… Mais j’ai mal à la joue encore ce matin et c’est un peu jaune-bleu. Enfin, devant les regards interrogateurs de certaines personnes croisées en arrivant au boulot, j’ai pu lancer quelques : » Ah mais tu verrais la gueule de l’autre… » pour rire. Mais depuis, personne ne vient m’emmerder en tous cas.

Bon, trêve de bavardages inutiles, vous n’êtes pas là pour savoir si je porte des caleçons avec des poissons rouges (pas dedans, dessinés dessus, cela va de soit si l’on se rapporte à ce que je disais plus haut…). Le 16 juin, sortait Familiars, cinquième album de The Antlers, trio américain de Brooklyn (vous devriez commencer à me connaitre maintenant…) produit par Chris Coady, producteur habituel de gens comme Grizzly Bear, Yeah Yeah Yeahs, TV on the Radio ou encore Blonde Redhead et !!!, autant dire que ce n’est pas le premier venu dans le coin et que ce petit gars est surveillé de partout. Au niveau de l’album, c’est de l’alternatif  new-yorkais, donc attendez vous à du clavier, a des guitares électriques mais tranquilles, planantes et parfois un peu effacées mais qui n’existent que pour servir des textes intelligents et bien amenés.

Si vous désirez des guitares plus présentes ou du moins bien plus mises en avant, il faudra vous tourner vers The Fresh & Onlys et leur album House Of Spirits. Le groupe n’est pas inconnu de tous ceux qui suivent  la vague « new garage rock » qui fleurie si bien du côté de San Francisco depuis quelques années, bien qu’il soit impossible de ne les cantonner qu’à cette seule étiquette. Après avoir écumé les labels indépendants (un pour chaque album), ils semblent avoir trouvé un peu de stabilité (liberté ?) depuis 2012 avec Mexican Summer.

Ou encore vers l’irlandaise Imelda May et son Tribal. Plus Rockabilly que tribal, tout comme le reste de la discographie de l’artiste, Imelda May nous montre qu’il faut continuer à compter sur elle et sur son amour des 50’s. Elle a d’ailleurs fait un tabac au festival du Rockab’ à Vegas cette année. A fond sur la route 66 avec son album dans les oreilles, à cheval sur une grosse cylindrée rutilante de chromes genre Moto Guzzi Le Man III… ça doit le faire… ou alors en Hot Rod.

Début du mois sortait 48:13 de Kasabian, groupe qui m’avait fortement déçu lors de leur passage au Stade de France en première partie de Muse en 2012. Mais l’écoute de l’album qu’ils nous présentent ce mois-ci m’a bien plu. Au-delà des déclarations tonitruantes de son meneur, qui auraient pu être dites… non pardon, qui ont déjà été dites par Bono… genre « On fait un truc inédit, personne d’autre ne fait ça sur les ondes aujourd’hui et patati et patata…« , il se trouve que l’album allie effectivement des choses assez sympathiques: Rock parfois psychédélique, parfois plus taillé, Electro, Hip-Hop et même un poil d’Acid-House (Treat), si si… Album étonnant s’il en est, il reste néanmoins un pari réussi du groupe.

On les avait quitté en 2005 (à part pour un live parut en 2008), et après de nombreuses rumeurs sur la toile française d’un album devant sortir en 2012, une réapparition sur le net en 2013, les voici qui reviennent avec Joy Machine… C’est Astonvilla, groupe français que l’on avait découvert avec l’album bonne nouvelle en 1996. Ici, même si l’electro est très présente sur quelques morceaux comme Badminton, on reste toutefois résolument Rock sur le reste de l’album, y compris et surtout dans les textes de Frédéric Franchitti. Des textes qui me font parfois penser à un croisement entre Gainsbourg et Bashung (Le baiser, Roule Vite).

Voilà les Folks, ce sera tout pour aujourd’hui, on se recroise mercredi pour vous parler d’un canadien. En attendant, je dois réfléchir à ce qu’on  va publier vendredi car pour le moment je n’en ai aucune idée… En attendant, restez branchés, partagez-nous (attention, je ne souhaite pas recevoir d’invitations glauques pour des groupes échangistes etc.), plus on grandit… plus on avance. C’est une évidence, on a pas assez d’essence pour faire la route dans l’aut’sens…

Greg Pinaud-Plazanet

 

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