Luther Dickinson

Luther Dickinson : Punky Country !

Nashville nous offre parfois de bonnes surprises, prouvant encore une fois sa dimension cosmopolite. Le label New West Record, de Los Angeles, a été là-bas dénicher un artiste de talent, chevelure au vent et petit air de Jack White à l’appui.

L’homme s’appelle Luther Dickinson et n’est pas vraiment un inconnu de la scène musicale. Déjà, son père, Jim, était un producteur et musicien très renommé dans le coin de Memphis. Donc, dès son plus jeune âge, le blues, il connait. La musique, qu’il a dans le sang, il commence à la pratiquer dès 14 ans, avec ses premiers enregistrements. Et puis, dès 1996, alors qu’il a 23 ans, il intègre avec son frère Cody les North Mississippi All Stars, nommés plus tard pour le Grammy du meilleur album Blues. Grâce à ce groupe, Luther va faire le tour du monde, de la Russie à l’Allemagne en passant par le Japon. Il a aussi été le guitariste des Black Crowes de 2007 à 2010, groupe qui gravite autour du blues-rock et de l’americana.

Luther Dickinson a été aussi le leader des Black Crowes

Luther Dickinson a été aussi le leader des Black Crowes

Les gens pour lesquels il va jouer sont impressionnants : Ry Cooder, John Hiatt, Lucinda Williams, Levon Helm mais aussi Beck, Lucero ou encore Spooner Oltham. Et puis, comme son père, il produira des albums à succès pour Otha Turner, albums reconnus par le magistral magazine Rolling Stone.

Luther Dickinson est un très bon musicien, il a su le prouver grâce à son CV. Mais, il n’est pas que cela, ce qui est agaçant, car cela fait presque de lui le gendre idéal. Il chante bien et écrit bien. Son dernier opus vient de sortir et s’appelle Rock’n’Roll Blues.

Dans cet album, vous retrouverez l’essence du rock (Mojo Mojo) mais aussi essentiellement de bons morceaux de blues (Yard Man, Karmic Debt). Ce qui frappe également à l’écoute de ce quatrième cru de Luther Dickinson, c’est son ton patibulaire et détaché, marque de fabrique des bons bluesmans. Et parfois, on frise la « punk-country », si… ça existe, la preuve: l’écoute du premier morceau de l’album, Vandalize, devrait vous en convaincre. Parait-il que l’album est également autobiographique…

Le ton très énergique de ce premier morceau est trompeur. Il s’agit bien d’un album « tranquille », car l’acoustique lui va tellement bien… Some ol’day est à ce propos un très bel essai de conclusion de l’album, à mi-chemin entre le blues et le rock, avec parfois des voix désaccordées et des chœurs sublimes.

Il ne reste plus qu’à écouter cet album sorti le 18 mars dernier et faire votre choix. Un artiste à suivre, et que l’on espère voir bientôt en France (on peut espérer, quand même !)

Mickael Chailloux

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