Edito de la semaine

L’Edito du Lundi

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« Debout les campeurs et ô les cœurs, n’oubliez pas vos bottes parce que ça caille aujourd’hui! »

Lundi pluvieux mais lundi heureux. Oui, en dépit du temps, de la situation économique. Oui lundi heureux. Il faut dire que la fin de semaine dernière a été excellente. En effet le bar-concert toulousain, Le Connexion, accueillait des stars du label bordelais Vicious Circle. Ce label, fondé en 1993 a signé des artistes tels que Julien Pras, Elysian Fields, Girls Against Boys, les Straw Dogs ou encore Olivier Depardon. Je tiens à les remercier pour leur gentillesse au stand vinyles (on y a fait nos courses…) ainsi qu’à la boutique lors du show case de Chokebore vendredi.

Pourtant cette fin de semaine commençait mal : le show case de Shannon Wright, prévu le jeudi 14, avait été annulé en raison d’un dégât des eaux à la boutique. Qu’à cela ne tienne, nous l’avons rejoint directement au Connexion pour un concert en deux parties. L’une très électrique, calquée sur son dernier opus (In Film Sound) et l’autre plus calme au clavier. Si lors des trois premiers morceaux nous étions assez mal placés (le Connexion n’est pas le Bikini et le son ne s’y propage pas de la même façon, ce bar-concert a cependant beaucoup d’autres avantages comme son intimisme par exemple), nous nous sommes translatés vers le milieu de la pièce d’où nous pouvions mieux discerner la voix de Shannon. Cela aurait été dommage de passer à côté, même si en l’espace de quelques années  (Flight Safety son premier Lp était sorti en 1999) sa voix, tout comme son style musical, a changé. Sur scène, de l’énergie pure induite par un jeu de guitare tout à fait impressionnant. J’ai beau, comme elle, avoir une Fender Jazzmaster, je suis très loin d’en sortir les mêmes sons et d’avoir sa dextérité… C’est rageant parfois  de voir la facilité qu’elle semble avoir à jouer… mais c’est aussi pour cela que je suis dans le public et elle sur scène : le talent. Le bassiste qui ressemble à un cousin Machin en congé de la famille Adams, ou encore à Jésus lorsque son visage était visible, avait les yeux fermés et ne se réveillait que lorsqu’il devait s’affoler et répondre à l’énergie électrique de la chanteuse guitariste puis repartait dans sa somnolence tout en laissant ses doigts reprendre le rythme normal de la chanson.

Shannon Wright

Shannon Wright

Au stand de Vicious Circle, nous avons dégoté non seulement les deux premiers albums réédités de Chokebore (vinyle orange pour l’un, blanc pour l’autre), mais aussi l’album « banane » du Velvet Underground, ce qui fait toujours plaisir à rapporter chez soi vu que je ne l’avais qu’en CD. Il a donc rejoint ma très petite collection de vinyles, je suis un petit joueur à côté de Chams, autre rédacteur du PdR que je connais depuis qu’il m’a encordé à un arbre il y a vingt ans de cela… Mais ceci est une autre histoire… Nous avons profité de la présence du label pour récupérer des contacts parce qu’être dans les petits papiers d’un tel label, cela vaut de l’or.

A l’instar de Vicious Circle, cette année Chokebore fête ses vingt ans d’existence. Chokebore, Chams vous en a parlé la semaine dernière: un groupe de Slowcore qu’il faut voir sur scène. Impérativement. Chams s’est d’ailleurs déplacé depuis Bordeaux pour me tenir la main vendredi soir. Mais avant cela, nous avons bravé la pluie dans les rues étroites de la ville rose pour aller voir le groupe pour un showcase à la boutique Vicious Circle (7 rue des puits clos pour ceux qui sont de Toulouse et qui n’y auraient jamais mis les pieds… allez-y, l’accueil est sympa, on vous servira même un café pour fouiner dans les bacs). Le plombier a finalement donné son feu vert. Le showcase était emmené par Troy von Balthazar (chant-guitare) et l’un des deux frères Kroll (Jonathan, seconde guitare). Sans basse et sans drums donc. Dans le fond de la boutique nous étions d’ailleurs installés avec leur batteur, Christian Omar Madrigal Izzo, tout à fait sympathique. La mini formation a joué quelques titres avant de remballer et de discuter un peu avec les gens présents. On ne peut pas dire qu’ils ne soient pas accessibles…

Chokebore

Chokebore

Le live au Connexion fut, pour moi qui ne les avais jamais vus sur scène, un vrai plaisir de découverte. J’avais certes vu Troy en solo lors de son passage à la Dynamo en 2011, mais pas au sein du groupe. Et c’est un Troy très différent sur scène ici. Les deux premiers albums sont joués (Motionless et Anything Near Water, sortis initialement en 1993 et 1995 chez Amphetamine Reptile Records) parfois avec quelques variations, le plus souvent sans ce qui n’était aucunement gênant d’ailleurs. A la fin du concert, ils se sont occupés de vendre depuis la scène leur merchandising (vinyles, cds, livres, t-shirts) tout en papotant avec les fans. Nous avons ensuite pu discuter à notre tour un peu avec Troy. Ces gars-là sont hyper accessibles et super disponibles, Troy a même eu la gentillesse d’aller nous chercher au premier étage réservé aux artistes la playlist originale pour le blog, les autres ayant été subtilisées ou données sur la scène à la fin du concert:

A la Set List de Chokebore il faut rajouter Police et Dust

A cette Set List de Chokebore il faut rajouter Police et Dust

Troy (milieu) et Christian (à droite)

Troy (milieu) et Christian (à droite)

Bref, la fin de semaine fut très bonne. Le weekend a eu lui aussi ses grands moments mais dans un autre registre puisque j’accueillais à domicile des amis venus du Nord Est et que fatalement on bouffe bien. Samedi soir nous les avons traînés à la fête de la soupe, un truc très terroir où les habitants de la commune vous font goûter leur soupe, préparée à base d’ingrédients naturels et frais, la plupart du temps sur place. On pourrait croire que c’est un truc pour vieux… mais il n’en est rien. On y rencontre beaucoup de jeunes intéressés par les découvertes alternatives et le bon goût. Dimanche matin, apéro chez le caviste du coin, un voisin, au Cazal Viel (A.O.C. Saint-Chinian – Languedoc donc) et au Pata Negra. Un plaisir. J’aime les dimanche matins comme ça.

Enfin, nous voici lundi et Mickael  a demandé ce matin à la rédaction de plancher sur une nouvelle Playlist qui devrait être publiée vendredi. Le thème cette fois est : La déprime. J’espère que ce n’est pas l’état dans lequel le malheureux se trouve car c’est un gentil garçon. D’ailleurs pour l’aider je viens de lui faire partir un petit colis comprenant le kit du parfait suicidé qui comprend : une corde, un pistolet et des somnifères. Il faut bien aider ses copains, non ? En tous cas et comme à l’habitude, le thème peut être interprété de différentes façons. Cependant, mon avis est que cette playlist va vous faire chialer un coup… si vous aussi, vous avez besoin de kits, merci de faire suivre vos adresses postales à l’adresse mail habituelle. En espérant que les petites lubies de Mickael ne nous fassent pas perdre d’un coup une bonne moitié de notre lectorat pour cause de suicide collectif…

N’étant pas un grand fan des compiles, je m’étais abstenu d’en parler le mois dernier mais j’ai depuis posé mes oreilles dessus : fin octobre, Seether a sorti 2002-2013 et je dois dire que cette compile permet de faire le tour du groupe en quinze morceaux bien choisis ainsi qu’en trois nouvelles chansons et quelques B-Sides et démos rares.

Pour les amoureux des Beatles, n’oubliez pas non plus les deux sorties (Vol 1 et 2) du Live At The BBC, y a la race de morceaux comme on dit. C’est vraiment un très beau cadeau de Noël éventuel pour les fans, et pas excessivement cher qui plus est. Côté sorties du mois, aujourd’hui j’écoute Detroit, le dernier projet en date de Bertrand Cantat, associé pour l’occasion à Pascal Humbert, sorti ce jour. 12 morceaux, 45 minutes d’écoute. L’oeuvre est assez sombre. Les textes sont toujours inspirés, morceaux de poésie jetés. Le son est bon. Vraiment bon. Cantat reste un bon auteur en dépit des débats qui ne manqueront pas d’éclater entre les pro et les anti, c’est un fait. Et son association avec l’ancien bassiste de Passion Fodder (il a aussi joué au sein de 16 Horsepower et est actuellement actif dans Wovenhand) contribue à tourner définitivement la page de Noir Desir.

Jake Bugg, à propos duquel nous vous avions touché quelques mots sur le blog (2012/12/18/) a sorti le 15 de ce mois Shangri La, dans la lignée directe de son premier opus intitulé alors sobrement Jake Bugg (là ce n’était pas un manque d’imagination, sur un premier album c’est une carte de visite).

The Killers ont quant à eux balancé leur Direct Hit le 8 novembre mais je n’avais pas eu le temps de me pencher dessus encore, chose que je n’ai faite que fin de semaine dernière pour la bonne raison qu’il s’agit d’un Best Of… donc loin d’être capital pour qui connait le groupe… Pour ma part et pour le moment c’est tout ce que j’ai vu de vraiment intéressant mais je ne doute pas que dans tout ce qui sort en ce moment, j’aurais l’occasion de revenir vers vous avec des trucs sympas sortis ces dernières semaines.

Cette semaine, la neige est prévue alors n’oubliez pas vos Moonboots et vos moufles, en attendant moi je vais aller me calfeutrer dans ma caverne et me regarder Groundhog Day (Un jour sans fin) en V.O.

Cette semaine, la neige est prévue alors n’oubliez pas vos Moonboots et vos moufles, en attendant moi je vais aller me calfeutrer dans ma caverne et me regarder Groundhog Day (Un jour sans fin) en V.O.

Cette semaine, la neige est prévue alors n’oubliez pas vos Moonboots et vos moufles, en attendant moi je vais aller me calfeutrer dans ma caverne et me regarder Groundhog Day (Un jour sans fin) en V.O.

Bon, ok j’arrête…

Greg Pinaud-Plazanet

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