Wallis Bird

Wallis Bird, un joli farfadet au féminin qui vous veut du bien.

Le mois dernier, de passage furtif à Paris, nous avons pu rencontrer le phénomène pop-folk outre-manche, la fraiche et pétillante Wallis Bird. C’est entre les quatre murs d’une pièce d’un immeuble typiquement haussmannien, en toute intimité et sans aucun tabou, de son accent irlandais fort prononcé qu’elle se livre sur ses débuts dans la musique, ses partenaires dans la vie comme sur la scène, ses sentiments, ses contradictions.

Avant de lire l’entrevue, que j’ai personnellement vécue comme une véritable leçon de vie, retour obligé sur le parcours de cette enfant prodige…

Wallis Bird est une artiste dont toute la puissance fédératrice se révèle sur scène

Double gagnante des Victoires de la Musique de son pays, ne vous dites pas que l’Irlandaise a obtenu ces prix grâce à la compassion… malgré un accident qui lui fit perdre l’usage normal de sa main gauche (ce qui lui confère un jeu à la guitare plutôt remarquable), l’énergique jeune femme doit son succès et sa reconnaissance à sa passion et sa dévotion pour la musique. Ses morceaux aux textes touchants, universels et toujours justes, elles les peaufinent depuis sa plus tendre enfance. Au lycée à Dublin, elle rencontre ses partenaires de scène, ses meilleurs amis. Son premier album voit le jour en 2007, c’est Spoons et ses morceaux entrainants, un souffle d’ondes positives que la critique remarque. Mais c’est fin 2009 que la belle blonde, petite et mimi, laisse éclater sa bombe à retardement avec son prix « Meteor Music Award » du « meilleur espoir 2009 » en poche et son deuxième album New Boots, sur lequel on entend des mélodies accrocheuses, la guitare du coin du feu, celle remplie d’émotion résonnant comme une tornade qui soulève l’âme, des morceaux qui resteront dans les mémoires comme « To my bones », « When we kissed the world fell in love » ou « An Idea About Mary ». Ce sont autant d’hymnes à la vie et à l’amour que scande Wallis et ses acolytes en 2010 sur la route des festivals. On la trouve par hasard (et quelle belle surprise) en France à Rock en Seine, capable d’émouvoir le public qui fait le silence pour elle après s’être vu sauter au rythme de sa guitare ou chanter ses paroles en cœur. A l’époque, même le journal Le Monde la remarque (Voir l’article ici). En 2010, elle n’en resta pas là, en tournée en France, Angleterre, Allemagne, Suisse, Autriche… et bien sûr elle compose son troisième et tout frais dernier album (sorti le 26 mars dernier) qu’ un opus acoustique, The mistakes are intentional, édité à 1 000 exemplaires seulement et dont l’artwork avait été imaginé et cousu de ses propres mains, précéda. Avec ce 3eme album nommé tout simplement Wallis Bird, la belle nous fait découvrir un son beaucoup plus libre et parfois torturé, auquel les fans de la première heure sont peu habitués. Cet album, elle l’a voulu aussi éclectique que possible. Elle exorcise ses vieux démons. D’ailleurs, elle l’aura enregistré dans 3 endroits différents, 3 lieux d’émotions, 3 ambiances auxquelles elle réagira en donnant « naissance » à ses derniers « enfants » comme elle aime les appeler: ses morceaux. Mais c’est toujours avec sincérité et sensibilité que l’oiseau rare traite du monde moderne et des rapports humains que ce soit de l’ancienne station de radio de la DDR à Berlin, dans un cottage isolé au bord d’une falaise pendant la pire tempête qu’ai connu l’Irlande en 30 ans ou bien nichée dans son appartement du quartier animé de Brixton à Londres. Avec cet album elle retrouve déjà le succès. Les titres incroyablement efficaces « Encore » et « Heartbeating City » se mêlent aux titres à fleur de peau comme « Who’s listening now » ou « In dictium » pour propulser ce LP à la 11eme place des charts irlandais dès sa première semaine dans les bacs. 2011 sera sûrement une année encore meilleure que les précédentes pour elle et sa bande, comme elle nous l’a confié puisqu’elle assurera de nombreuses dates, notamment la première partie de The Gossip cet été et qui sait… peut-être un autre show à Rock en Seine ?

Artiste à suivre sur son petit bout de chemin, au risque d’adopter sa philosophie de la vie… Tiens, il me prend l’envie de me raser les cheveux d’un côté et de me laisser pousser une dread perlée moi…

Et maintenant, place à l’interview promise, mais juste avant, prenez le temps d’apprécier notre session live du morceau « In Dictum » de son dernier album, que la belle a joué rien que pour vous et moi (en toute intimité on vous avait dit) … juste ICI !

Wallis Bird au centre, entourée de Gwendoline Bonnin et de Roman Arroyo à Paris

Gwendoline Bonnin : Bonjour Wallis, tout d’abord ton nom est très poétique ! En France, on ne te connaît malheureusement pas encore beaucoup… Certains français t’ont découvert en festival, à Rock en Seine par exemple. Je m’en souviens, c’était un concert très sympa, le public était heureux d’entendre votre musique positive et pleine de vie, vous ne pouviez pas passer inaperçue! Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de vous connaître plus tôt, pourrais-tu leur parler de ton univers ?

Wallis Bird : Ah oui, R.E.S.! C’était un festival incroyable, j’ai vraiment aimé… Alors, je m’appelle Wallis, je suis née en Irlande et j’ai vécu dans plusieurs pays. J’écris de la musique depuis bébé et je joue de plusieurs instruments. Fondamentalement, tout ce qui produit un son est un instrument pour moi. Mes morceaux décrivent ma vision de la vie. J’ai un regard positif mais je pense aussi que si l’on ne considère pas son côté agressif, alors on perd tout ce positif. Ma musique est donc très contradictoire et éclectique…

Comme on peut l’entendre sur votre dernier album [éponyme]. Comment avez-vous appris la musique ? Cela vient-il de vos parents ?

J’ai grandi dans une famille de sept enfants, dans un pub où il y avait toujours de la musique. Nous étions tous très différents, il pouvait y avoir Slayer puis les Spice Girls ! Moi, j’étais bien au milieu de tout ça. J’ai commencé à créer de la musique avec mes jouets…

Des jouets ? C’est vrai ?

Ouais ! Cela a toujours été en moi. Je ne me souviens pas d’un âge où je ne créais pas de musique. Je peux aussi bien utiliser mon souffle pour produire du son, que du plastique, ou d’autres choses comme ceci [secouant ses bracelets]. Ce bruissement peut sonner très bien, tout ce qui produit un son est musical !

Ouah, j’aimerai être dans ta tête pour entendre ça! Sur scène, tu n’es pas seule. Comment as-tu rencontré tes musiciens?

On est tous tellement proches qu’on est une famille en fait. J’ai rencontré Aoife O’Sullivan [sa choriste] et Aidan [son cacophoniste officiel] il y a dix ans. Avec Christian Vinne [drummer] and Michael Vinne [bassiste], on se connait depuis sept ans. On a appris à se connaitre au lycée, dans des jams sessions et des fêtes à Dublin… Aoife et moi avions décidé de créer un atelier musical. Là, j’ai connu Christian et décidé de jouer avec ce batteur pour le reste de ma vie. Ensuite, il m’a dit  » Hey, mon frère Michael est un bassiste incroyable »… Tout s’est alors mis en place!

Comment vous composez alors ? Pendant des jam sessions, tous ensemble?

Au début, c’est toujours moi qui compose, peu importe l’instrument. J’orchestre toute la musique dans ma tête. Ensuite j’apporte ça en répète, je leur fais écouter les grandes lignes. Ils le jouent à leur manière, c’est donc toujours très spécial ! J’ai beaucoup de chance je crois, au final c’est ma propre musique mais à travers des yeux que je peux complètement comprendre et à qui je peux faire confiance…  Comme des âmes sœurs !

Vous avez donc une relation très forte. Parlons un peu de ton dernier album! Ton univers est éclectique comme tu dis. Est-ce la raison pour laquelle tu as choisi d’enregistrer en trois endroits différents ?

Je voulais partir, mes musiciens m’ont suggéré d’aller dans ce lycée au milieu de nulle-part… J’ai dit « Ok, pourquoi pas ». J’y suis allé et ce fût l’expérience la plus étrange qui me soit arrivée ! Cela ne m’a pas vraiment plu en fait. Je suis de ceux qui ne peuvent pas rester seuls trop longtemps. J’aime rencontrer des gens, parler, partager ma vie ou juste marcher dans la rue, profiter du présent. De me retrouver seule en pleine tempête de neige, coincée dans une maison, c’était vraiment bizarre. Cet isolement, ces idées de chair et d’os, combien la vie peut être fragile et puissante à la fois, je me suis vraiment connecté à tout ça… C’est la base de l’album. Je ne voulais pas parler de moi mais plutôt des rapports entre les hommes, de l’environnement, de politique, d’égalité, d’orientation sexuelle, de tout ! La vie moderne, je crois…

Tu as également écrit sur un sentiment plutôt universel, « Feathered Pocket » parle d’amour… Es-tu amoureuse en ce moment ?

Je le suis! J’aurais aimé ajouter d’autres morceaux qui parlent d’amour sur cet album, mais ils n’y avaient pas leur place, le reste ne parlant pas d’amour et mes deux derniers albums déjà beaucoup trop portés sur le sujet. Mais je devais trouver une place à ce morceau, je le jouais depuis des années. Il rappelle les sonorités du premier album. L’amour pour moi c’est ce sentiment de confiance qui vous fait profiter de la vie: la nourriture est meilleure, vous dormez mieux… Toute chose semble être à sa place ! Quand c’est un véritable amour, c’est une chose fantastique pour votre corps, votre santé, votre esprit, tout !

La dernière chanson, « Polarised », est à l’opposé de ça. On peut t’entendre presque pleurer parfois, c’est vraiment très sombre… Qu’est-ce qui t’as inspiré quand tu as écrit celle-ci ?

Je cherchais à retranscrire la conversation qu’on a quand on rompt avec quelqu’un et la différence que ça provoque par la suite: un jour, on se dit « nous resterons ensemble pour toujours», le suivant on se revoit, on rompt et on ne se reparlera plus jamais…c’est tellement commun. Je voulais décrire l’essence même de l’amour qui est vraiment dramatique, c’est juste « Pff! Blouah! » [Elle imite une explosion]. C’est un morceau vraiment dramatique.

C’est drôle que tu aies choisi de mettre cette chanson à la fin de ton album éponyme… Cela veut-il dire que tu te définis en fin de compte comme une personne triste ?

Cet album vient vraiment de l’ envie d’une recherche, d’un tour d’horizon sur mes liens avec la tristesse. Avant, j’aurais dit : « Je ne dois pas me sentir triste, c’est hors de question, je dois être heureuse! », avec cette album, je me suis dit: « Pourquoi devrais-je mettre ça de côté ? Je devrais plutôt m’en imprégner et commencer à comprendre cette tristesse, cette obscurité ». J’ai eu l’idée de tirer profit de la tristesse plutôt que d’être triste.

C’est peut être le début de la maturité ?

Qui sait, qui sait oui !

Nous sommes en plein milieu de ta tournée de promotion, te sens-tu à l’aise avec cet album sur scène?

Oui, en fait je me sens très bien. J’apprécie chaque jour qui passe donc j’apprécie vieillir, la façon d’évoluer en tant que musicienne, en tant que groupe. En tournée, nous vivons nos meilleurs concerts, nous quittont la scène en pensant « Putain de bordel, chaque concert est encore meilleur !». Tu sais, si quelqu’un me demandait « quel est ton meilleur concert ? », je lui répondrai: le prochain. On doit travailler toujours plus dur et ne jamais faire la même chose deux fois.

En 2010, tu étais en tournée dans toute l’Europe et tu as reçu un Meteor Music Award dans la catégorie « Meilleure chanteuse » en Irlande, ton pays, qu’est-ce que tu as ressenti ?

Ces récompenses sont amusantes, tu peux en avoir car quelqu’un décide que tu es assez « à la mode » ou alors tes fans appellent et votent pour toi. Il y a tellement de gens qui ne gagnent pas de récompenses alors qu’ils le devraient… Du coup j’ai un sentiment « d’amour/amertume » vis-à-vis de tout ça. J’ai été extrêmement fière et je ne pensais pas l’être pour être honnête. Cette fierté me vient de quand j’étais encore enfant, regardant la toute première cérémonie des Météor Awards en pensant « Oh, un jour, je monterai sur scène pour recevoir ce prix». Et voilà que je me tenais sur scène, me disant: « Mince, c’est vraiment arrivé ! ». Je n’étais pas préparée… Quelquefois, on te dit si tu vas l’avoir, ce qui est débile. On me l’avait dit pour ma première récompense [Meteor Music Award de l’ « Espoir 2009 »] et je leur ai dit: « Mais ne me dites rien, bordel! Je ne voulais pas savoir! ». Pour le dernier Award, je ne m’y attendais pas alors je suis montée sur scène et j’ai juste dit : « Bah ! merci, bye ! ». J’aurais dû être vraiment plus expressive et remercier tout le monde, dire quelque chose de totalement différent… C’est un des grands regrets dans ma vie car je n’ai pas remercié un tas de gens alors que  j’aurais dû…

Après cette énorme année pour toi, 2011 a semblé plus calme… Qu’est-ce que tu as fait ?

Oh non, mon dieu, 2011 était une année de folie ! J’ai passé l’année à écrire des pièces de théâtre, de la poésie et à peindre. J’ai réalisé un pré-album à ce 3ème, qui en était une version acoustique. Ma famille et moi en avons créé 1000 copies de nos mains. J’ai aussi tourné pendant 250 jours… Donc ça n’était pas de tout repos! Je n’ai pas gagné d’Awards, c’est tout ! J’ai rencontré mes héros qui était en tête d’affiche sur des scènes que j’adore… C’était une grande et belle année, et cette année semble être encore meilleure.

Tu as l’habitude de jouer dans de nombreux festivals, es-tu d’accord pour dire que c’est un bon moyen de découvrir des artistes tels que toi ? Est-ce que tu aimes jouer devant un public qui ne te connait pas encore?

C’est un moyen énorme! C’est carrément amusant car j’adore jouer avec la foule et lui faire faire des choses qu’elle ne ferait pas en temps normal. Tout le monde est de bonne humeur, j’aime les festivals ! Quand j’y joue, j’essaie de rester pour le week-end pour l’apprécier totalement ! Cet été, je jouerai en Autriche, au Go.Go Festival à Londres [Samedi 10 Juin]. Je ne peux pas confirmer Rock en seine pour le moment, il y a d’autre festivals importants en Allemagne et en Suisse…

Tu ne joues pas tant que ça en France mais beaucoup en Allemagne, pourquoi ça ?

C’est horrible, mais j’essaie de tourner le plus possible et si je veux voyager avec mon groupe, on a besoin d’argent. C’est la raison la plus importante pour laquelle on tourne beaucoup en Allemagne. Mais c’est aussi parce-que c’est un pays incroyable, je me sens comme chez moi là-bas et c’est tellement grand… C’est un putain de pays !

A propos de chez toi… tu es d’origine irlandaise mais tu vis à Londres désormais, et même à Brixton !

J’y ai vécu 6 ans et je viens tout juste de quitter Brixton, il y a 6 mois environ, mais ouais ! C’est un petit monde… Tu connais ce quartier ?

J’ai vécu à Londres, à Clapham tout près de Brixton, j’avais l’habitude de voir des groupes jouer à l’O2 Academy…

Brixton Academy, pas l’O2, les O2 sont des « fuckers » [je vous laisse traduire ! Elle insulte « O2 Academy Group » qui est une célèbre chaîne de salles de concerts en Grande Bretagne].

C’est vrai ! Je ne sais pas où tu as grandi en Irlande mais ce quartier de Londres peut paraître assez violent et sauvage parfois… Comment c’était d’y vivre ?

Je n’ai jamais trouvé Brixton violent, mais c’est sauvage, c’est vrai. C’est un quartier très « m’as-tu vu ? », les gens sont là : « Wha ! » [Elle imite un mec du ghetto d’une manière intimidante]. Il faut juste un peu s’y préparer. La première fois que j’ai eu des ennuis à Londres, je sortais hors de Brixton ! J’ai eu une emmerde dans la rue, j’étais là : « Mec, j’ai vécu dans cette putain de rue à Brixton pendant 6 ans »… J’avais l’habitude de descendre de sales ruelles où les gens se faisaient arrêter et tirer dessus, il y avait les émeutes et tous ces trucs… Mais je n’ai jamais eu aucun ennui là-bas. Probablement parce-que moi aussi je traversais les rues en faisant « Wha ! » [avec le même geste que précédemment]. Haha…

Tu es aussi sauvage que Brixton je crois ! Parlons maintenant de quelque chose de très différent mais très important de nos jours : tu es sur Facebook, Twitter, Myspace… Penses-tu que ce soit essentiel pour un artiste d’exister dans cette vie 2.0 ?

Oui, c’est important pour un artiste d’être disponible pour ses fans. On n’est pas obligé de le faire soi-même mais au final on doit être sur Facebook, c’est plus important qu’un « .com ». Mais s’en servir pour dire « Hey, je suis aux toilettes », c’est juste… « Bon sang, mais tais-toi …» [rires]. Quand j’ai créé mon Myspace, j’ai vraiment pensé « Oh mon dieu, Myspace est génial ! ». C’était la première fois qu’un artiste pouvait vraiment être au contact des gens en dehors des concerts. Ensuite, de plus en plus de personnes ont commencé à me parler et à devenir obsédés du fait que je ne leur réponde pas… certains devenaient vraiment fanatiques. Je recevais des messages très bizarres, j’ai donc décidé de me détacher de tout ça. C’est une chose incroyable pour un artiste que de pouvoir partager mais il faut être averti et ne pas uniquement tout donner sans jamais faire attention aux réponses qu’on a. Il faut protéger sa vie privée. Sur mon propre Facebook en vrai je n’ai que 20 amis, je ne partage rien car c’est dangereux, on peut vous voler vos informations, les utiliser contre vous devant la justice… J’ai cette relation d’amour/haine avec ça. Sur Facebook je commente mes concerts chaque soir où je joue mais c’est tout, les gens ne peuvent pas tout avoir de moi.

Tu essaie donc de garder tes distances comme nous devrions tous le faire. Egalement dans l’air du temps, tes morceaux sont disponibles sur Itunes. D’un autre côté, tu vends des vinyles de ton dernier album… Ne trouves-tu pas cela un peu contradictoire ?

Je pense que c’est un mal nécessaire. Le plus drôle c’est que le vinyle avait perdu de sa popularité durant les 20 dernières années et maintenant on trouve ça « super cool » ! Les DJs les utilisent. C’est incroyable car c’est une si belle œuvre d’art à avoir entre les mains. On peut y voir et toucher toute la musique gravée dessus, ou même l’utiliser comme Frisbee, c’est brillant ! Avec le numérique, on n’a plus aucun contact, on ne touche plus rien, on ne fait qu’entendre la musique. On ne voit pas quel label à enregistré quoi ni l’artwork. En ce qui concerne Deezer, Spotify et tous ces sites merdiques sur lesquels vous pouvez télécharger 60 000 morceaux sans payer un seul centime, c’est comme de tuer la musique. J’aime le numérique par nécessité car c’est impossible de transporter un Walkman ou un bouquet de CDs quand on voyage énormément comme moi. C’est pourquoi je me sers du MP3, même si je préfère écouter un vinyl ! Tu te connectes physiquement avec la musique, ça n’a rien à voir. Mais on doit évoluer avec le monde moderne ! Si on ne le fait pas, les gens diront « Mais dans quelle époque tu vis ? En 1600 ? ». Si on veut réussir à gagner notre vie, on doit aller de l’avant et réinventer les choses. Le numérique a encore de beaux jours devant lui.

Et enfin la dernière question, et non des moindres, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour les mois qui arrivent ?

Oh ! C’est sympa comme question… La santé, quelques fêtes… du bonheur. Je ne sais pas ! Rester en vie, ça serait bien. J’aimerais fonder une famille en France. J’ai de la famille ici, je garde contact avec eux mais ils vieillissent, ils se sont mariés, ont eu des enfants… la vie suit son cours ! J’aimerais connaitre la sensation d’un être grandissant en moi. Mais je suis un peu trop égoïste pour l’instant. Je n’aurais pas le temps de consacrer ma vie à un bébé. Peut-être dans 2 ou 3 ans ! Les enfants sont tellement cool, c’est la meilleure chose qui puisse arriver au monde. Un enfant regarde toujours le monde avec des yeux nouveaux… « Wallis, pourquoi tu fais ça ? » [avec une voix d’enfant]. C’est trop marrant ! Mais pour le moment, mes enfants sont mes chansons. Je leur donne vraiment vie de tout mon corps que ce soit pendant une heure de création en jam ou bien deux années entières.

Haha, alors peut-être qu’un jour nous verrons une Wallis miniature jouant tes « bébés » à la guitare !

By Gwendoline.B

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