Découvertes/Review

St. Vincent, Pop moderne.

St. Vincent, de son vrai nom Annie Clark (1982, Tulsa, Oklahoma), est une musicienne, chanteuse de rock dont on parle pas mal depuis quelque temps comme nouveau visage féminin sur la scène indépendante. Elle commence la musique avec la guitare durant l’adolescence et rentre à la Berklee School of Music de Boston mais la quitte au bout de trois ans.

Elle revient alors au Texas et intègre le groupe The Polyphonic Spree pour l’enregistrement de l’album The Fragile Army sortit en 2006. Cette même année, elle quitte le groupe pour tailler la route avec Sufjan Stevens qui est en tournée et décide alors de démarrer une carrière solo sous le nom de St. Vincent, en référence à l’hôpital New-Yorkais dans lequel est mort le poète Dylan Thomas en 1953.

Annie Clark

Annie Clark sort son premier album en juillet 2007 sous le titre : Marry Me (dans lequel on apprend comment refuser…). Une voix sublime, des sons pop contemporaine, une influence jazz comme le prouve le morceau Human Racing ou Marry Me. Des sons assez oniriques que l’on retrouvent sur tous ses albums, et des voiles électriques. Un album remarqué par la critique qui fait penser aux sons de la grande Kate Bush à certains moments. Un premier album réussi donc, avec une recherche intéressante de mélodies.

Durant l’été 2009, St. Vincent nous livre avec Actor, la suite de son premier album. Un album plus pop rock avec une belle utilisation des guitares électriques. Elle travaille toujours ses mélodies de façon pertinente et celles-ci prennent un accent plus rythmé comme le montre la chanson Actor Out Of Work ou bien The Strangers qui explose sous les guitares saturées.

En 2011 elle sort donc son dernier album en date : Strange Mercy. Album dans la même veine qu’ Actor. Elle renouvelle tout de même les mélodies avec des chansons entêtantes que l’on chantonne tout de suite après l’écoute comme le morceau Cruel (dont le clip nous montre le meurtre d’une maman par sa famille dans une ambiance acidulée, rétro et inquiétante). La guitare est saturée comme on l’aime, l’électronique plus présente mais utilisée de façon intelligente et toujours originale comme nous le prouve l’utilisation endiablée des claviers qui crée une cascade de sons dans la chanson Northern Lights. Elle propose donc un univers onirique et sensuel, à son image, mêlant pop et rock expérimental pour notre plus grand plaisir.

On écoute donc sans se lasser ces trois magnifiques albums prouvant que la musicienne de 29 ans maîtrise sa guitare et la musique et ça fait du bien.

By Diego Seval

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